Samedi 18 août 2007
Le plus loin possible dans ma mémoire que
je puisse remonter, oh ! pas très loin depuis l'age de 8 ans, au lendemain de la seconde guerre mondiale, résidant dans la banlieue Lilloise, nous avons du mes parents, ma soeur et mon frére ,
changer d'habitation, notre logement ayant été rasé par un bombardement dans la nuit de pâques 1944. Relogés dans la même commune c'est depuis ce temps là que je commence à me souvenir, mes
années d'école, études primaires à l'école privée St Jean jusqu'au CEP à 14 ans. Il y avait trois classes de la 3 eme à la 1e, le jour de repos scolaire était le jeudi, enfin ce jour
là le matin je devais aller au catéchisme et l'après- midi c'était le patronage, et cela jusqu'a la communion solennelle à 12 ans, nous étions bien occupés en ces années.Déjà je pensais ce que je voulais faire aprés mes études. Oh ! pas de grandes études ,après le certificat.
Je voulais être mécanicien auto dans un garage, mais voilà ayant eu en exemple mon frére qui n'a jamais travaillé pour mes parents, j'ai voulu faire autrement, c'est pour cela qu'a 14 ans et 2 jours je commençais comme apprenti livreur en blanchisserie teinturerie.
par joseph
publié dans :
Vie courante.
communauté :
Nord-Pas-de-Calais.
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Donc, j'ai arrêté l'école début juin 1952 ayant eu
mon C.E.P avec succés ! Pressé de travailler je débutais comme apprenti livreur dans une blanchisserie, en banlieue de Lille, les patrons Paul et Jean Marie, deux fréres étaient des amis de
mes parents de longue date, tout en étant livreur je me suis initié sur place au nettoyage à sec et à la teinture de vétement pendant les temps d'attente des produits à livrer, et aprés 4 ans
j'ai obtenu mon brevet de benzinier-teinturier. Mes journées commençaient à 07 heures ce qui me faisait partir de chez moi à 06heures 40 en vélo pour arriver à 06 heures 55,car il fallait pointer
à l'horloge comme tous les employés. Commençant par charger la camionnette de paquets de linge propre et de vêtements pendus sur cintres nettoyés à sec, pour les livrer dans une ville du Nord ou
Pas de Calais, souvent je partais avec le plus jeune patron Jean Marie dans la matinée cela nous faisait souvent déjeuner en route, oh ! pour moi c'était des casse-croute, nous rentrions rarement
avant 21 ou 22 heures, car tout en livrant nous ramassions du linge sale chez les particuliers clients, et dans des dépots de linge, de retour il fallait décharger le véhicule et seul car le
patron partait faire les comptes, ce linge sale devait être trié le matin suivant, et cela jusqu'au samedi midi, l'aprés midi était réservé à la teinture des vêtements pour les deuils, souvent
jusqu'a 18,19heures. Deux dimanche par mois je travaillais le matin pour effectuer des travaux sur les chaudiéres au nombre de deux cette journée m'était réservée car li n'y avait que moi vu ma
corpulence qui pouvait entrer dans la partie haute de la chaudiére (trou d'homme ) où de l'intérieur je démontais les clarinettes ( tubulures de chauffe ) et les passais à l'extérieur pour
décalaminage, cela prenait deux bonnes heures et je reprenais l'air frais bien épuisé, tout en sueur car à l'intérieur il y avait toujours de la vapeur et une température de 30à40 degrés, disons
qu'à cet age nous récupérions assez vite.
.
Dès l'age de 18 ans j'ai passé mon permis de
conduire,oh pas difficile car depuis 14 ans les chauffeurs de mon entreprise m'apprenaient les rudiments de la conduite, lorsque nous portions les paquets de linge chez les clients,
et que j'étais le premier arrivé au véhicule et bien je prenais le volant pour avancer celui- ci jusqu'au lieu de la prochaine livraison,c'est pour cela que lorsque je me suis inscrit à l'auto
école je n'ai pris que peu de leçons, uniquement pour me familiariser avec le véhicule qui était une 4 CV renault, c'est ainsi que j'ai eu l'examen du premier coup.Suite à cela j'ai eu la
responsabilité d'un véhicule flambant neuf,un renault 1000kg cabine avancée, ce que j'étais fier! je pus assurer des livraison seul, pendant 1 an et demi, jusqu'au jour où j'ai eu un grave
accident dont je fus le seul en jeu, perdant le controle de mon véhicule sur une route verglacée j'ai plafonné un platane, je me suis retrouvé dans le coma 48 heures avec une belle plaie à la
tête, occasionnée par la roue de secours qui, se détachant est venue me percuter le haut du crâne avant de passer au travers du pare-brise, le camion était irrécupérable, le moteur se
retrouva dans la caisse arrière,enfin j'en étais sorti vivant c'était le principal,de retour de cet accident 15 jour 3 semaines plus tard, je ne repris pas le volant,mais affecté au poste de
benzinier-teinturier,ce qui me perfectionna et me plut beaucoup,de plus il ne me restait que peu de temps avant le départ au service militaire,qui à ce moment là de l'an 1958 était de 16
mois .






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