Au petit matin, car celà s'était passé la nuit comme presque toutes les embuscades un détachement alla vérifier dans l'Oued le résultat de l'action, et découvrit quelques armes automatiques type
pistolets mitrailleurs de marque Italienne (Béréta)et des traces de sang, dommage que nous avons eu un mort, mais pris par surprise et au mortier, sous tentes cela aurait pu être plus
grave. Le reste de la jounée nous avons commencé à préparer les matériels et équipements pour le grand départ dans le sud Constantinois, mon escadron devant se rendre à Rhilane au sud-est de
Tébessa province du kuif où était une ancienne gare de chemin de fer désaffectée, le reste du régiment s'est fixé à El Ma el Abbiot et Bir El Atter à 60 kms plus au sud
direction Négrine.
Arrivés à Rhilane ce fut l'organisation du campement? montage des tentes installation des véhicules blindés, prévoir la défense du camp, ect .....! J'ai été affecté au 3eme peloton comme
pilote E.B.R portant le nom de PROVENCE angin blindé de 13 tonnes armé d'un canon de 75 long d'une mitrailleuse coaxciale de marque Rhebel de 7,5 mm de calibre alimentée par
chargeur camenbert de 250 cartouches de deux mitailleuses entre les jambes des deux pilotes avant et arrière oui, car il y avait deux pilotes par engin, et d'une mitrailleuse de tourelle dite
anti-aérienne, en tourelle il y avait 40 obus explosifs de 75,10 obus perforants, et 10 obus perforants explosifs, 20 chargeurs camemberts pour les mitrailleuses, donc nous étions deux
pilotes un à l'avant et un à l'arrière, la marche du véhicule dans un sens ou dans l'autre était commandée par un inverseur des commandes sur ordre du chef de char, l'EBR était équipée de quatre
roues directrices montées sur pneus à alvéoles increvable et de quatres roues métalliques dites agricoles qui commandées par le pilote pouvait se mettre en position haute ou basse suivant le
terrain à emprunter, nous étions sous tentes, le PC du capitaine était dans l'ancienne gare, le PC radio a été aménagé dans un poste d'aiguillage, le peloton échelon ou CHR (réparation des
véhicules et essence ) dans un ancien hangar,notre travail fut vite organisé. Nous devions assurer la surveillance du réseau électrifié appelé ligne morice, frontiére en fils barbelés et
électrifée entre l'Algérie et la Tunisie, d'une largeur de 15 mêtres environ, des lignes électrifiées de deux mêtres de haut où passé du 5000 volts la nuit et 500 volts le jour empêchant tous
passages rebelles entre ces deux Pays, sans la couper ou se faire reconnaitre par un signal au PC du génie qui alors nous transmettait le lieu où il y avait l'incident par radio et nous allions
vérifier. C'est à ce moment là que nous nous accrochions avec des féllagas venus de Tunisie, cette surveillance était assurée par 5 EBR d'un Doodge 6x6 et de 4 jeeps tronçon de 50 kms 30 au
nord et 20 au sud et celà toujours de nuit, car de jour la surveillance était assurée par de l'infanterie et harkis dans des Miradors (Poste d'observation ).
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